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Dictionnaire de l'islam

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Dictionnaire de l'islam

Message  yacoub le Ven 6 Mai - 17:43

Dictionnaire élémentaire de l'Islam
par Tahar Gaïd [extraits]
BÉDOUIN De nombreuses tribus avaient embrassé l'Islam et s'étaient mises à la disposition du Prophète. On distinguait en leur sein trois catégories d'hommes : Ceux qui s'étaient convertis sincèrement : " Certains Bédouins croient en Dieu et au Jour dernier. Ils considèrent ce qu'ils dépensent pour le bien comme des obligations offertes à Dieu et un moyen de bénéficier des prières du Prophète. N'est-ce pas une offrande qui leur sera comptée ? Dieu les fera bientôt entrer dans sa miséricorde. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux " (S. IX, 99). Ceux dont la foi n'était qu'apparente : " Plusieurs Bédouins considèrent leurs dépenses pour le bien comme une charge onéreuse ; ils guettent vos revers. Que le malheur retombe sur eux ! -Dieu est celui qui entend et qui sait-" (S. IX, 98). Ceux enfin qui s'opposaient ouvertement à l'Islam, traitant l'Envoyé de Dieu de menteur. Les membres du second groupe juraient leur attachement à l'Islam comme si leur conversion était un service rendu au Prophète : " Les Bédouins te rappellent leur soumission comme si c'était, de leur part, une faveur. Dis : ne me rappelez pas votre soumission comme une faveur : bien au contraire, c'est Dieu qui vous a accordé la grâce d'être dirigés vers la foi, si vous êtes sincères" (S. XLIX, 17). Ils répugnaient à s'engager dans la lutte au nom de Dieu. A la veille des hostilités, ils se présentaient au Prophète et justifiaient leur non-participation en avançant des excuses fallacieuses : " Ceux des Bédouins qui allèguent des excuses sont venus demander d'être dispensés du combat " (S. IX, 90). Ces Bédouins étaient des opportunistes. Ils n'envisageaient, dans leur conversion, que l'aspect politique. Ils attachaient peu d'importance au Prophète et à la croyance en un Dieu unique. Aussi n'hésitaient-ils pas à invoquer des prétextes qui les éloignaient du champ de bataille chaque fois que leurs propres intérêts n'étaient pas en jeu. Ils expliquaient leur défection par de prétendus devoirs familiaux et par la nécessité de s'occuper de leurs affaires qui avaient besoin d'être fructifiées en cette période de l'année : " Ceux des Bédouins qui sont restés en arrière te diront : nos richesses et nos familles nous ont accaparés ; demande pardon pour nous ! Ils prononcent avec leurs langues ce qui n'est pas dans leurs oeuvres " (S. XLVIII, l l ) Ce dernier verset fait allusion à un cas précis. Des tribus bédouines des environs de Médine avaient signé un pacte d'entraide mutuelle avec le Prophète. Ils s'étaient engagés à accomplir le pèlerinage de la Mekke aux côtés des autres Musulmans. Ils avaient ensuite jugé plus prudent de ne pas entreprendre ce déplacement, craignant qu'un conflit n'éclatât entre les croyants et les païens. Le Coran fustige leur attitude ambiguë : " Il n'appartient pas aux habitants de Médine ni à ceux des Bédouins qui sont autour d'eux de rester en arrière du Prophète de Dieu ni de préférer leur propre vie à la sienne " (S. IX, 120). Ces Bédouins s'étaient certes soumis mais la foi n'avait point pénétré leurs coeurs : " Les Bédouins disent : " Nous croyons ! " Dis : " Vous ne croyez pas, mais dites plutôt : " Nous nous soumettons... La foi n'est pas entrée dans votre coeur ! Si vous obéissez à Dieu et à son Prophète, Dieu ne vous fera rien perdre de vos bonnes actions - Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux " (S. XLIX, 14). Quant au troisième groupe, ses membres restaient bien sûr indifférents au déroulement des événements car ils n'y voyaient aucun avantage immédiat. Ces Bédouins ne prenaient même pas la peine de se déplacer à Médine pour expliquer leur refus à s'intégrer dans l'armée du Prophète : " Ceux qui ont accusé de mensonge Dieu et son Prophète sont restés chez eux " (S. IX, 90). La réticence des Bédouins aux combats est souvent citée dans le Coran, réticence qui se manifestait chaque fois qu'ils constataient que de leur participation ils ne tiraient aucun profit matériel. Leur répugnance à mettre leur vie en danger était encore plus grande dès qu'il s'agissait d'affronter les forces égales ou supérieures aux leurs. Le livre saint fait allusion à ces guerres que l'Islam projetait de lancer, au lendemain de la conquête de la Mekke, contre des tribus puissantes par leur nombre et leur expérience militaire qu'étaient les tribus des Hawâzin, les Ghatafân et des Thaqif. Les Bédouins apparemment islamisés n'éprouvaient aucun enthousiasme à s'attaquer à des hommes aguerris qui, à la veille des hostilités, campaient autour de Hunayn et de Ta'if : " Dis à ceux des Bédouins qui sont restés en arrière : vous serez bientôt appelés à combattre contre un peuple doué d'une force redoutable. Vous les combattrez, ou bien ils se soumettront à Dieu. Si vous obéissez, Dieu vous donnera une belle récompense. Si vous tournez le dos -comme vous l'avez fait auparavant - il vous punira par un douloureux châtiment" (S. XLVIII, 16). Ces mises en garde se justifiaient à cause de ces tribus bédouines qui avaient maintes fois fait montre de trahison et avaient joué le double jeu. D'une façon générale, le Coran se montre d'une très grande sévérité à l'égard des Bédouins. Ceux-ci se distinguaient par la violence verbale, l'orgueil déplacé, les manières frustes, le refus de toute discipline, réfractaires à tout ordre social et religieux. En matière religieuse, ils étaient hypocrites car au fond d'eux-mêmes, ils ne croyaient pas entre autres à la Résurrection, au Jugement dernier : " Les Bédouins sont les plus violents en fait d'incrédulité et d'hypocrisie et les plus enclins à méconnaître les lois contenues dans le Livre que Dieu a fait descendre sur son Prophète -Dieu sait et il est juste " (S. IX, 98). Les Bédouins étaient en outre allergiques au paiement des impôts. C'était certainement la raison fondamentale de leur hostilité à l'Islam. Ils considéraient que ce prélèvement sur les fortunes était une dépense grevant inutilement leurs biens. Orgueilleux, convaincus de la justesse de leurs convictions, ils ne manquaient pas de souhaiter la défaite des Musulmans, défaite qui, selon leur opinion, justifierait leur comportement : " Plusieurs Bédouins considèrent leurs dépenses pour le bien comme une charge onéreuse ; ils guettent vos revers. Que le malheur retombe sur eux !-Dieu est celui qui entend et qui sait-" (S. IX 98). Cette imposition sur les richesses les rendait méfiants à l'égard de la nouvelle religion. Cependant, ils ne perdaient pas de vue leurs intérêts. Aussi acceptaient-ils de combattre dans le sentier de Dieu dans la mesure où ils trouvaient dans ces batailles un profit matériel appréciable. Cet appât du gain les conduisait à afficher publiquement leur foi d'un côté et à la renier intérieurement d'un autre côté. Le Coran les classait parmi le groupe des hypocrites qui cachaient leur incrédulité et trompaient de la sorte le Prophète : " Parmi les Bédouins qui vous entourent et parmi les habitants de Médine, i1 y a des hypocrites obstinés. Tu ne les connais pas, nous allons les châtier deux fois, puis il seront livrés à un terrible châtiment " (S. IX, 101). L'hypocrisie et l'opportunisme des Bédouins se dévoilèrent à la mort du Prophète. Ce fut pour eux l'occasion de clamer ouvertement leur incrédulité. Ils passèrent aux actes en refusant de payer la Zakkat. Leur soulèvement fût impitoyablement réprimé par Abû Bakr.








yacoub

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