de l'islam à Jésus-Christ
Repentez-vous, changez de vie, devenez de bons catholiques pour le salut de votre âme.

DAESH État islamique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

DAESH État islamique

Message  yacoub le Jeu 7 Juil - 13:56

Allons bon ! Les juifs seraient derrière l’État islamique !

Publié le 6 juillet 2016 - par Alon Gilad - 18 commentaires



Ce matin une rumeur renaissait et reprenait sa course ; c’est une rumeur qu’aurait lancée ces derniers jours un illustre anonyme anglo-saxon : l’état islamique ne serait plus islamique, il aurait enfin reconnu son imposture, en déclarant qu’il agissait désormais… au nom du judaïsme.

Comme aimait à le répéter Goebbels : plus le mensonge est gros, plus il a de chance d’être cru
Cette révélation-aveu fait, comme prévu, gronder les « réseaux sociaux ».

Les appels à la destruction d’Israël s’y multiplient. Dans cette conversion – aveu, ils trouvent une nouvelle légitimité à BDS et à l’accusation déjà classique depuis le 11 septembre 2001 : (que) ce sont les « sionistes » qui manipulent les djihadistes.

Avec cette « information », d’une prétendue conversion de l’équipe de djihadistes de Raqâ, on nous apprenait, par la même occasion, ce qui avait déjà été « révélé » il y a quelques temps, à savoir que le calife à la Rolex n’était en réalité : qu’un Juif recruté par le Mossad et par les services anglais et US, pour monter une opération destinée à attirer dans un même endroit tous les aspirants totalitaires sanguinaires rêvant de couper la tête à qui ne se soumettrait pas à la dictature absolue de la charia.
Cette nouvelle calomnie fait, du Juif, un personnage hors-pair, sortant du commun, un individu doué de tous les talents. On devine l’envie, derrière la diffamation : ainsi un p’tit Juif d’une famille obscure peut posséder la maîtrise de l’arabe irakien, sans être né en Irak ; il peut connaître tout le coran et les hadiths, sans avoir été à l’école coranique ou à la madrassa ; il peut être au fait de toutes les contradictions internes de l’ancienne équipe de Saddam pour entraîner dans son imposture, avec un équipement efficace, une partie des officiers supérieurs du Raïs irakien ; il peut rouler dans la farine le fils de l’autre aspirant au califat mondial (je veux parler d’Erdogan père et fils) ; il peut hypnotiser toutes sortes d’aventuriers et de prédicateurs musulmans venus d’un peu partout qui sont avec lui comme était, avec Hitler, le noyau central nazi.

Bref, celui qui serait un p’tit Juif serait par la même occasion un superman démoniaque

Derrière la révélation de la dite imposture, -une imposture, nous dit-on, destinée à rassembler tous les plus sanguinaires et hyperactifs aspirants au djihad armé, afin de les anéantir plus facilement et, par la même occasion, pour les déconsidérer et avec eux discréditer la belle doctrine de Mahomet qui, à l’inverse, ne serait que : toute tolérance, toute douceur et amitié pour tous-, on se retrouve, une nouvelle fois, devant un typique amalgame stalinien : Le Juif, grimé en un musulman irakien ; Al Baghdadi aurait été recruté par le Mossad et il l’aurait été aussi par les services britanniques et US.
En relisant cette « nouvelle révélation », que j’avais lue il y a déjà quelques mois, je me suis crû revenu aux temps des procès de Moscou (1936-38), de Prague et de Budapest (1952-53); c’était quand les accusés étaient, pour beaucoup, des Juifs, -bolcheviks depuis l’origine du bolchevisme-, tous recrutés par la Gestapo, l’Intelligence service et les services américains et… par ceux du Mikado (l’empereur du Japon).

Et si c’était vrai ?

Si c’était vrai, que les Juifs sionistes sont derrière ce « Juif » génial et audacieux, -un Juif sans peur, un Juif capable d’entraîner dans les crimes les plus épouvantables de braves jeunes banlieusards énergiques haïssant les kouffars et étouffant dans la routine de leur cité HLM, un Juif capable de duper les prédicateurs les plus expérimentés- cela signifierait : que les Juifs sont capables de tout, avec un brio inégalé. Mais surtout, cela signifierait : que l’islam, -déconsidéré par le djihad des hommes en noir de Raqâ et par ses alliés et feudataires de Boko Haram et des Shébabs somaliens-est innocent tout en pouvant être le drapeau des pires crimes.

Bref, ouf ! L’islam est innocent : le judaïsme s’était déguisé pour le déconsidérer

On l’a échappé belle. Sans cette révélation, dont les sources sont « anglo-saxonnes » et iraniennes,- nous révèle-t-on-, la pure doctrine de la religion de Mahomet serait salie : Des millions de futurs adeptes pourraient en être détournés…

Question : cette «révélation » iranienne et anglo-saxonne innocente qui? En vérité rend-elle blanc comme neige le GIA , innocente-t-elle Boko Haram, qui s’est rallié à Daesh ; le « wahhabisme » haoussa, qui en est la matrice, est-il innocent des dizaines de milliers de victimes chrétiennes du djihad nigérien ? Le fanatisme religieux haoussa, enlevant 240 fillettes chrétiennes nigérianes, pour les vendre comme esclaves sexuelles, n’a pas existé ? Il n’a rien fait ? On a retrouvé les fillettes, elles s’étaient perdues, en se promenant, et l’on avait méchamment accusé les braves gens de Boko Haram la terreur sanguinaire des Shébabs, leurs incursions assassines, jusqu’au Kenya, a-t-elle disparu ou n’a pas existé ? Les djihadistes tchétchènes n’ont-ils jamais pris, à Breslan, une école en otage ? N’y ont-ils pas tué plusieurs centaines de Russes, enfants scolarisés et parents ? Les frères musulmans, et leurs alliés salafistes, n’ont pas fait sauter de voitures bourrées d’explosifs, dans les rue de cette Egypte qui les a chassé du pouvoir ; ils n’ont jamais tué personne ; ils n’ont jamais fait de pogrom contre les Coptes sans défense ? Le Hamas ne s’est-il pas lié intimement aux ennemis d’Al Sissi, agissant dans le Sinaï à coup de voitures bourrées d’explosifs contre les postes militaires égyptiens ? etc.

Ouf ! Pouvaient se dire certains : on va pouvoir recommencer à taper encore plus fort sur le Juif et surtout sur le Juif collectif (Israël), que l’on va pouvoir diffamer et boycotter. On va pouvoir plaider, auprès de l’équipe Clinton, l’innocence absolue de la vraie et pure religion.

Questions : Sont-ce le Mossad, sont-ce les services britanniques et US, qui ont organisé la dévastation djihadiste hilalienne bouleversant toute l’Afrique du nord et saharienne ?

Sont-ce le Mossad et les services anglo-américains qui, aux 12ème et 13ème siècles, ont recruté les chefs almoravides, puis almohades, pour recommencer les dévastations tyranniques du fanatisme de la charia au pouvoir, pour détruire le califat omeyade à Grenade ?

Est-ce le Mossad qui a renversé la dynastie omeyade en Espagne, pour y établir une tyrannie dont la règle numéro un était : la conversion à l’islam ou la mort ?

Est-ce le Mossad qui a recruté le Mahdi Ethiopien, en 1882, pour s’en aller massacrer deux Beita Israël sur trois?

Est-ce le Mossad, sont-ce les services anglo-américains qui ont recruté les massacreurs d’Arméniens désarmés (1864-1915) et d’Assyro-chaldéens d’Anatolie du sud (années 20) ?

Comme on le voit, le hoax convertissant Al Baghdadi n’innocente pas les générations successives de tenants de l’idéologie de la charia exigeant l’hégémonie absolue. Il ne trompe que qui veut bien être trompé.

Alon Gilad

yacoub

Messages : 254
Date d'inscription : 29/03/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://yacoub.eklablog.com/accueil-c24696500

Revenir en haut Aller en bas

Re: DAESH État islamique

Message  yacoub le Jeu 7 Juil - 14:11

Le nouveau chant en français de l’EI « Ma vengeance » justifie le terrorisme en Europe et fait l’éloge des attentats de Paris et de Bruxelles
ma vengeance

Le 5 juillet 2016, Al-Hayat Media Center, organe médiatique officiel de l’EI, a publié un nouveau nasheed [chant islamique] en français. [1] Le chant loue les attentats de novembre 2015 à Paris et de mars 2016 à Bruxelles, et mentionne l’attaque de l’Hypercacher perpétrée par Amedy Coulibaly à Paris en janvier 2015. Le chant, intitulé « Ma vengeance », présente ces attaques comme des représailles pour l’« agression » occidentale contre l’EI, indiquant dans son dernier couplet que « leur guerre impitoyable est la seule responsable ». Il accuse le Premier ministre français Manuel Valls d’être responsable de la vague de terrorisme. Les paroles mentionnent à plusieurs reprises que « C’est Valls qu’il faut remercier » quand l’EI « fait exploser », « élimine » ou « décapite » des citoyens français. De même, le Premier ministre belge Charles Michel, est également accusé d’être responsable des attentats de Bruxelles.

Une partie de la chanson mentionnant les attentats de novembre à Paris avait déjà été utilisée dans une vidéo diffusée par l’EI après les événements. [2] A en juger par les paroles, le reste de la chanson a été écrit et enregistré après la diffusion de cette vidéo.

Retranscription des paroles en français :

Valls veut nous menacer, voir nos corps entassés

Souviens-toi du passé, ils nous ont agressés

Quand leurs avions décollent, ils bombardent nos écoles

Nos terres ils cambriolent et s’emparent du pétrole

Après toutes ces années de combats acharnés

Le califat renaît la vengeance a sonné (2 X)

Charonne Bichat Voltaire [lieux des attentats de novembre à Paris]

Ma kalash [kalashnikov] est armée, les civils désarmés,

J’élimine des Français,

C’est Valls qu’il faut remercier

Ceintures C4 [explosifs] branchées

Dans une foule déclenchées

J’explose des Français

C’est Valls qu’il faut remercier

Les musulmans s’élancent, s’explosent au Stade de France

Déclenchent l’état d’urgence, ça crie dans tous les sens

Concert au Bataclan, j’attaque en rafalant

Du sang de porcs giclant

Pour Valls et tout son clan (2 X)

Couteaux bien aiguisés

Cibles localisées

Je décapite des Français

C’est Valls qu’il faut remercier

Gros calibres chargés

Les koufars en danger

J’élimine des Français

C’est Valls qu’il faut remercier

Commando militaire

L’EI [Etat islamique] commanditaire

Dix lions se révoltèrent

Charonne Bichat Voltaire

Vous pouvez tous le faire

[Amedy] Koulibali mon frère

Leur a fait payer cher

Carnage Hypercasher (2 X)

Ma kalash est armée, les civils désarmés

Bruxelles est alarmée

Michel est à blâmer

TATP [explosifs] branchés dans une foule déclenchés

Des Belges enflammés

Michel est à blâmer

Attaques synchronisées

L’aéroport ciblé

Bombes dans la valise

Et Bruxelles paralysée

Un frère déterminé

Dans un wagon miné

Pour les exterminer

Voir l’islam dominer (2 X)

Leur guerre impitoyable

Est la seule responsable

Notre vengeance est louable

Nous sommes inarrêtables (X fois)

Notes :

[1] Les chants de l’EI jouent un rôle important dans les efforts de recrutement et d’endoctrinement du groupe, et pour aider à maintenir le moral des combattants. Pour en savoir plus, voir les rapports de MEMRI JTTM, , The Songs Of The Islamic State – A Major Tool For Reinforcing Its Narrative, Spreading Its Message, Recruiting Supporters, 11 août 2015 ; The Songs Of The Islamic State, Part II – Encouraging ‘Martyrdom’ With The Promise Of A Marvelous Afterlife, 16 février 2016.

[2] Voir le rapport de MEMRI JTTM, ISIS Video Features Posthumous Message From Paris Attackers; Shows Attackers Prior To The Operation, Executing Prisoners, le 25 janvier 2016

yacoub

Messages : 254
Date d'inscription : 29/03/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://yacoub.eklablog.com/accueil-c24696500

Revenir en haut Aller en bas

Re: DAESH État islamique

Message  yacoub le Ven 8 Juil - 16:05

Pourquoi Daech ne revendique pas ses attentats en Turquie ?
L'État islamique ensanglante le pays, mais ne signe aucune de ses actions. Une pratique inhabituelle qui mérite quelques explications.

Modifié le 08/07/2016 à 10:59 - Publié le 08/07/2016 à 10:53 | Le Point.fr
Le triple attentat-suicide qui a frappé le 28 juin le terminal international de l'aéroport Atatürk d'Istanbul a fait 45 morts. Il est attribué à l'Etat islamique.
Le triple attentat-suicide qui a frappé le 28 juin le terminal international de l'aéroport Atatürk d'Istanbul a fait 45 morts. Il est attribué à l'Etat islamique.

Mercredi 29 juin, un triple attentat-suicide frappe la Turquie. L'aéroport international Atatürk est le théâtre de cette nouvelle attaque terroriste. Le bilan s'élève à 41 morts et 239 blessés. Bien que l'État islamique soit resté muet quant à son éventuelle implication dans l'explosion, les dirigeants politiques turcs accusent l'organisation. Le président américain Barack Obama a laissé entendre que ces attaques pourraient être l'œuvre du groupe État islamique. Quant à Binali Yildirim, le Premier ministre turc, il déclare dans la presse que « les indices pointent Daech. »

Au lendemain de l'attaque de Suruç, le 20 juillet 2015, le gouvernement turc avait évoqué l'implication de l'EI. L'attentat n'a pourtant jamais été revendiqué par le groupe État islamique. Jean Marcou, professeur à Sciences Po Grenoble et chercheur associé à l'Institut français d'études anatoliennes à Istanbul, nous explique que le mode opératoire de ces attentats est bien la marque de fabrique de Daech. « Il s'agit d'opérations organisées, où l'on retrouve la même organisation. Des suicide-bombers se font exploser dans des lieux publics avec une ceinture explosive. » Des attaques comparables à celles de Paris ou de Bruxelles. Pour Jean Marcou, l'implication du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) doit être écartée. « Les attentats perpétrés par les Kurdes sont plus sophistiqués, ils utilisent des bombes à distance. » Pourquoi Daech s'obstine-t-il à ne pas revendiquer ses attentats en Turquie ?
Stratégie et Idéologie

Pour Jean Marcou, les raisons de cette communication différenciée sur le territoire turc sont multiples. Le groupe État islamique enrôle de futurs djihadistes en Turquie ; revendiquer ces attentats diminuerait les chances de Daech d'avoir de nouvelles recrues. Il existe par ailleurs des intérêts communs entre la Turquie et Daech. « Leurs relations sont ambiguës, il n'y a pas d'alliance véritable. Pourtant, des intérêts communs étaient connus », explique Marcou. Mais le bombardement de trois positions de Daech en Syrie par la Turquie a mis un terme à cette « relation ». En intervenant dans ce conflit, Recep Tayyip Erdogan envoie un message fort à ses détracteurs, qui l'accusent de complicité avec le groupe État islamique et d'avoir livré secrètement des armes à l'EI. « En prenant part dans ce conflit, le président turc veut montrer aux autres puissances, telles que les États-Unis, que son pays aussi combat Daech, et que les puissances étrangères ont tort de soutenir les Kurdes », souligne Jean Marcou. Autre raison du silence de l'EI : en semant la terreur en Turquie, il va à l'encontre de ses principes en frappant un pays musulman, en plein ramadan, qui plus est, comme ce fut le cas pour l'attentat de l'aéroport international Atatürk.

Pour Mathieu Guidère, professeur à l'université Paris-VIII et islamologue, l'unique raison du mutisme de Daech repose sur le principe de légitimation. « Les terroristes n'ont pas de raisons légitimes d'agir dans des pays musulmans. » Contrairement aux autres pays attaqués, Daech ne peut employer le terme de « mécréants » ni affirmer qu'il veut déstabiliser des pays ou des sociétés déjà influencés par l'islam. En revendiquant ces actions terroristes, l'État islamique prendrait même le risque de se mettre à dos de nombreux musulmans...

yacoub

Messages : 254
Date d'inscription : 29/03/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://yacoub.eklablog.com/accueil-c24696500

Revenir en haut Aller en bas

Re: DAESH État islamique

Message  yacoub le Lun 12 Sep - 12:57

«Détruire Daech ne tuera pas la matrice du salafisme qu’est l’Arabie saoudite»
Quinze ans après le 11 Septembre Dans son livre «Dr Saoud et Mister Djihad», Pierre Conesa montre comment Riyad exporte le salafisme dans le monde.




«L’un des contingents les plus nombreux des combattants étrangers de Daech, 15 des 19 terroristes du 11 Septembre et 115 des 611 prisonniers de Guantánamo, ce sont des Saoudiens.» En introduction de son livre intitulé «Dr Saoud et Mr Djihad», Pierre Conesa, énarque et ancien haut fonctionnaire du Ministère de la défense français, souligne une constante qui n’est pas un hasard. Sans détour, il dénonce la responsabilité de l’Arabie saoudite dans le développement du terrorisme djihadiste. Mais sa mise en cause va beaucoup plus loin que les précédentes. Il détaille en effet une diplomatie religieuse soutenue par les énormes revenus du pétrole pour que le wahhabisme, la doctrine la plus littéraliste et fondamentaliste de l’islam, prenne l’ascendant sur toutes les autres formes d’islam.

Sept milliards de dollars

«L’Arabie saoudite est à l’origine de cette idéologie politico-religieuse que l’on appelle salafiste pour ne pas dire wahhabite, afin de préserver nos intérêts stratégiques et commerciaux avec le royaume, nous explique l’agrégé d’histoire. Le wahhabisme est la version la plus antisémite, homophobe, sectaire, misogyne et raciste de l’islam. On peut toujours réduire le califat de Daech à une portion de territoire, cela ne tuera pas la matrice idéologique qu’est l’Arabie saoudite.»

Cette politique étrangère, définie dès l’origine par les Saoud, alliés aux oulémas wahhabites, «se formalise pour combattre le nassérisme, c’est-à-dire le panarabisme. Pour répliquer, l’Arabie saoudite met en place le panislamisme, qui s’inspire du soft power à l’américaine et de la propagande soviétique», souligne l’historien français.

Ses moyens sont énormes. «Riyad dépense à peu près autant pour sa diplomatie religieuse que pour son armement, soit environ 7 à 8 milliards de dollars par an», précise Pierre Conesa. «Vous avez comme aux Etats-Unis une politique publique, des fondations privées, des associations, des universités qui tirent toutes dans le même sens. Singeant la propagande soviétique, elle diffuse une idéologie totalitaire qui s’appuie sur la formation de cadres internationaux à l’Université de Médine, comme le faisait l’université Lumumba de Moscou en d’autres temps. Les Saoudiens ont formé ainsi entre 25 000 et 30 000 cadres qu’ils ont renvoyés dans leurs pays.»

Le faux nez saoudien

Cette politique touche les pays du «premier cercle», comme le Pakistan, sanctuaire de la résistance afghane antisoviétique et des djihadistes internationaux financés par Riyad. Les Saoudiens ont ainsi pu imposer des écoles qui ont concurrencé les madrasas deonbandi déjà très radicales. Il en sortira les talibans, les étudiants en religion qui vont installer un régime de terreur en Afghanistan. Elle vise aussi tous les pays à minorité musulmane.

«Le bras armé de cette diplomatie, c’est la Ligue islamique mondiale. Elle est toujours dirigée par un Saoudien, ne publie jamais son budget et finance des mosquées et des universités partout sur la planète. C’est le faux-nez de la diplomatie saoudienne. Elle n’a vocation qu’à diffuser le wahhabisme et non l’islam.» La Ligue a financé de nombreux lieux de culte, y compris en Europe, dont les grandes mosquées de Genève et Zurich. «L’Arabie saoudite s’est rendu compte que son argent se perdait dans les sables et que les musulmans locaux, d’origines nationales diverses, se l’appropriaient. Avec des ressources qui s’amenuisent au gré des baisses du cours du pétrole, elle tente de reprendre la main, comme récemment à Genève», commente Pierre Conesa.

L’Arabie saoudite a aussi choisi d’implanter «dans un choix stratégique judicieux» ces relais dans les sociétés communautaristes du monde occidental comme le Canada ou la Grande-Bretagne. «Dans les années 90, l’Arabie saoudite a ainsi réussi à implanter des tribunaux islamiques et des écoles coraniques dans ces pays. Les Britanniques ont découvert après coup que le programme de leurs écoles coraniques était le programme saoudien, antisémite, raciste et intolérant. Les Canadiens se sont rendu compte, eux, que les tribunaux islamiques acceptés pour résoudre des conflits concernant la justice civile rendaient aussi des jugements sur des cas de droit pénal canadien, comme le fait de battre sa femme.»

«Ce qui me frappe, c’est que ce sont des pays musulmans comme le Maroc, qui exporte l’enseignement d’un islam modéré, l’Algérie qui a connu les années sombres de la guerre contre les salafistes et même le Pakistan, qui parlent d’arabisation de l’islam, qui dénoncent cette influence déstabilisatrice. Et pas les pays occidentaux», souligne le chercheur.

«L’obsession chiite»

«Dans les quelque 70 000 câbles diplomatiques saoudiens que WikiLeaks a rendus publics, on observe une constante de la politique étrangère de Riyad: la dénonciation du chiisme. En Indonésie par exemple, pays de 180 millions d’habitants, vous avez une petite secte chiite, les ahmadiyyas, qui regroupe à peu près 400 000 fidèles. Riyad demande à son ambassade de dénoncer «leur dangerosité». Autre exemple, l’Inde, qui est le deuxième pays comptant le plus de chiites, ce qu’on ignore, l’Arabie saoudite a mené campagne» contre cette communauté. Sans parler de l’Iran ou de l’Irak. Partout, l’ennemi est chiite. Au Yémen, les Saoudiens bombardent les houthis chiites, pas les combattants d’Al-Qaida dans la péninsule Islamique.

Avec Daech, qui dénonce, comme Al-Qaida à ses débuts, le régime saoudien, Riyad a vu sa créature lui échapper. «Comme dans Frankenstein, le monstre s’est retourné contre son créateur.»

«Dr Saoud et Mr Djihad» de Pierre Conesa, préface d’Hubert Védrine, Editions Robert Laffont, septembre 2016, 300 pages.

yacoub

Messages : 254
Date d'inscription : 29/03/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://yacoub.eklablog.com/accueil-c24696500

Revenir en haut Aller en bas

Re: DAESH État islamique

Message  yacoub le Mer 14 Sep - 17:33


yacoub

Messages : 254
Date d'inscription : 29/03/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://yacoub.eklablog.com/accueil-c24696500

Revenir en haut Aller en bas

Re: DAESH État islamique

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 17:05


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum