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Les trois principaux signes de la fin du monde

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Les trois principaux signes de la fin du monde

Message  Admin le Jeu 1 Avr - 22:30



« Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur, en parlant du dernier jour, a déclaré Lui-même qu'il y aurait un Jugement général.

Il en a marqué les signes avant-coureur... Trois principaux signes, nous dit la Sainte Ecriture, doivent précéder le Jugement général :

1° la prédication de l'Evangile par toute la terre, 2° l'Apostasie, et 3° l'Antéchrist.

En effet, Notre Seigneur Jésus-Christ nous déclare que l' « Evangile du Royaume sera prêché dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les Nations, et alors viendra la consommation » (Mt. 24,14).»

(Catéchisme du Concile de Trente, ch. 8. 2,4)

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Message  Admin le Jeu 1 Avr - 22:34



« Le Christ, Lui-même, donne beaucoup de signes : Il en donne un surtout, et c'est le plus grand : Quand l'Evangile aura été prêché dans toutes les Nations.»

(Saint Jean Chrysostome, hom. 1 in II Thes.)


« A son tour l'Apôtre nous prévient (II Thes. 2,2s) de ne pas nous laisser séduire en croyant que le jour du Seigneur est proche. Car tant que l'Apostasie ne sera point arrivée, et que l'homme de péché n'aura point paru, le Jugement n'aura pas lieu.»

(Catéchisme du Concile de Trente, ch. 8. 4)


« L'Apôtre indique donc ici 2 signes précurseurs Jugement : d'abord cette défection universelle, ensuite l'Antéchrist lui-même.» (Cornelius in II Thes. 2,3)


« Sans indiquer d'époque précise, l'Apôtre montre (l'ultime) signe (principal) qui fera reconnaître le temps de la fin, à savoir l'Antéchrist.»

(Saint Jean Chrysostome, hom. 1 in II Thes.)

« Cet Evangile du Royaume sera prêché de par toute la terre, en témoignage pour toutes les Nations, et alors ce sera la consommation.» (Mt. 24,14).

« On peut entendre de 2 façons la prédication de l'Evangile :

1° quant à la divulgation de la renommée du Christ, et alors l'Evangile a été prêché ainsi de par toute la terre au temps même des Apôtres,

comme le dit Saint Jean Chrysostome (hom.75 in Mt.) : et, en ce sens, ce qui est ajouté : « Et alors viendra la consommation », doit être entendue de la destruction de Jérusalem, de laquelle il est alors parlé selon le sens littéral ;

2° quant à l'effet plénier de la prédication de l'Evangile dans le monde entier, de sorte que l'Eglise ait été fondée dans toute Nation, comme l'expose Saint Augustin (Ep.80 ad Hesychium) : et, cela fait, viendra la consommation du siècle.»

(Saint Thomas 1.2. 106,4 ad 4 ; cf.a. in Mt. 24, 14)

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Message  Admin le Jeu 1 Avr - 22:38



« Le Nom du Christ est parvenu à toutes les Nations, afin que soient multipliés ceux qui croient en Lui.»

(Saint Ambroise in Col. 1,6)

« Car je ne pense point qu'il reste une Nation qui ignore le Nom du Christ. Et même si elle n'a pas eu de prédicateur, elle ne peut ignorer, en raison des nations voisines, l'annonce de foi.»

(Saint Jérôme in Mt. 24,14)

« Car Saint Paul indique assez que l'Evangile avait déjà couru dans tout le monde, avant même la destruction de Jérusalem :

« Leur voix, dit-il, s'est répandue dans toute la terre.» (Rom. 10,10).

Et ailleurs : « L'Evangile que vous avez entendu a été prêché à toute créature qui est sous le ciel.» (Col. 1,6). C'est ainsi qu'on voit cet Apôtre passer de Jérusalem jusqu'en Espagne pour y prêcher l'Evangile. Et si Saint Paul a lui seul porté la foi dans une si grande étendue de provinces, jugez de ce que tous les autres Apôtres ont pu faire.

Aussi, le même Apôtre écrit encore que « l'Evangile fructifie et a été prêché à toutes les créatures qui sont sous le ciel.» (Col. 1,6).. C'est là la plus grande preuve de la toute-puissance et de la divinité de Jésus-Christ, de voir en 20 ou 30 ans au plus l'Evangile répandu dans tout le monde. Après cela, donc, la destruction de Jérusalem arrivera. C'est ce que Jésus-Christ indique ensuite. Car Il rapporte la Prophétie de Daniel pour leur faire mieux croire que, infailliblement, leur ville serait détruite.»

(Saint Jean Chrysostome, hom. 75 in Mt.)

« En effet, au temps des Apôtres, à toutes les Nations, même jusqu'aux extrémités de la terre, est parvenue au moins une certaine rumeur de la prédication des Apôtres, par les Apôtres eux-mêmes ou leurs disciples.

Saint Matthieu a prêché en Ethiopie, Saint Thomas en Inde, Saint Pierre et Saint Paul en Occident. Et c'est ce que veut dire Saint Jean Chrysostome. Néanmoins, il n'a pas été accompli au temps des Apôtres que l'Eglise ait été établie dans toutes les Nations, ce qui doit pourtant avoir lieu avant la fin du monde, comme le dit Saint Augustin.»

(Saint Thomas in Rom. 10,18)

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Message  Admin le Jeu 1 Avr - 22:47



« A la fin du livre I (de Exped. Sinens.), Nicolas Trigault écrit que l'Apôtre Thomas a converti des Chinois, ce dont il est fait mention dans le Bréviaire Chaldéen de l'Eglise de Malabar, où il est écrit au sujet de l'Apôtre Thomas :

« Par le D. Thomas, les Chinois et les Ethiopiens ont été évangélisés.». Aussi est-il de coutume d'appeler l'Evêque de l'Eglise malabarique : « Métropolitain d'Inde et de Chine ».»

(Cornelius a Lapide, in Rom. 10,18)

« On peut (donc) dire que l'Evangile a été divulgué à travers le monde entier au temps des Apôtres quant à la renommée (Ps. 18,4), mais non quant à (la prédication et) à l'implantation.»

(Saint Thomas in Col. 1,6)

« Il faut entendre cela (Col. 1,6 ; Rom. 1,8 ; 10,18) exprimé par hyperbole ou par synecdoque, que l'Evangile a été prêché et divulgué avant la destruction de Jérusalem par Titus, à travers les principales parties de la terre, et non cependant à travers des pays moins connus et célèbres.»

(Cornelius a Lapide, in Mt. 24,14)

« Il a été divulgué dans tout le monde soumis à Rome, ou partout où le nom des Romains est célèbre.»

(Cornelius in Rom. 1,8 )

« Dans le monde entier, c.à.d. dans les principales parties et provinces, s'est répandue cette parole, à savoir la prédication de l'Evangile.»

(Cornelius in Col. 1,6)

« C'est pourquoi Saint Jérôme, Saint Bède et d'autres enseignent que cela sera pleinement et proprement accompli dans le futur, avant la fin du monde que désigne, absolument parlant, « la consommation » ; et, avant celle-ci, l'Evangile sera divulgué et propagé dans absolument toutes les Nations, de sorte que dans toutes les Nations des Eglises aient été implantées, des Evêques et des curés institués, ainsi que tout l'ordre hiérarchique.»

(Cornelius in Mt. 24,14)

« Saint Augustin dit qu'à son époque il y avait encore des Nations en lesquelles l'Eglise n'était pas encore implantée. Il dit donc qu'il faut entendre cela du temps où l'Evangile sera prêché de telle sorte que, quand dans toutes les Nations une Eglise sera fondée, bien que les uns croiront et les autres non, alors viendra la fin.. Ce qui aura lieu vers la fin du monde. Quand l'Apôtre dit ici : « dans le monde entier », il parle donc du futur comme s'il était présent, en raison de la certitude de l'évènement.»

(Saint Thomas in Col. 1,6)

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Message  Admin le Jeu 1 Avr - 22:55



« « Sur toute la terre a retenti leur son » (Ps. 18,4 ; Rom. 10,18), à savoir la renommée des Apôtres..

Saint Augustin (Ep. ad Hesych.) dit que ces paroles n'étaient pas encore accomplies quand l'Apôtre parlait ainsi, mais qu'il prévoyait qu'elles seraient réalisées. C'est pourquoi il use du passé composé pour le futur en raison de la certitude de la divine préordination, comme il est manifeste que l'a fait aussi David, dont l'Apôtre cite ici les paroles.»

(Saint Thomas in Rom. 10,18)

« Tant David que Saint Paul mettent donc ici un passé composé pour un futur, selon l'usage prophétique, car ce que les Prophètes prédisent futur est aussi certain que si cela avait déjà été accompli.»

(Cornelius in Rom. 10,18)

« Il y a en Afrique d'innombrables Nations barbares parmi lesquelles l'Evangile n'a pas encore été prêché comme on peut l'apprendre de ceux qui y ont été captifs. Or on ne pourrait nullement dire que la promesse de Dieu ne s'étend pas à ceux-ci.

Car ce n'est pas seulement aux Romains mais à toutes les Nations que le Seigneur a promis, en le jurant, que s'étendrait la descendance (spirituelle dans la foi) d'Abraham. Il importe donc que, dans les Nations où l'Eglise n'est point encore (établie), Elle le soit. Non point, cependant, de telle sorte que tous ceux qui y vivent croient, car sinon comment cette Prophétie pourrait-elle s'accomplir :

« Vous serez pris en haine dans toutes les Nations à cause de mon Nom » (Mt. 10,22 ; Mc. 13,13 ; Lc. 21,17), s'il n'y avait point dans toutes les Nations ceux qui auront été haïs et ceux qui ont haï ?

Cette prédication n'a donc point été achevée par les Apôtres, puisqu'il existe encore à présent des Nations en lesquelles elle n'a pas seulement été commencée.

Ce que dit l'Apôtre : « Dans toute la terre a résonné leur son » (Rom. 10,18), bien que cette parole soit au passé composé, se rapporte au futur, et non au fait que cela ait déjà eu lieu, comme c'est aussi le cas pour le Prophète (David) dont il cite le témoignage (Ps. 18,4) ; d'autant qu'il dit que l'Evangile fructifie et croît dans le monde entier, pour signifier jusqu'où il doit croître dans le futur. Si le temps où l'Evangile sera prêché dans le monde est encore caché, sans aucun doute est caché quand aura lieu la fin : car ce ne sera point avant.»

(Saint Augustin, Ep. 80, ad Hesychium)

« Il est juste de dire que l'Evangile n'avait pas alors été prêché dans absolument toutes les Nations, comme les navigateurs espagnols l'ont démontré par la découverte des pays et des peuples des Indes Occidentales, puisqu'on y a repéré journellement de nouvelles et nombreuses Nations, jusque là inconnues, qui n'avaient rien entendu dire du Christ et de l'Evangile.»

(Cornelius in Rom. 10,18)

« Cela fait 150 ans que les Espagnols ont découvert [en octobre 1492] un nouveau monde, quand Christophe Colomb et Améric (dont le pays a pris le nom) Vespucci, en naviguant, ont trouvé l'Inde Occidentale, qui constitue presque la moitié de toute la terre ; et là, l'Evangile a depuis été répandu dans tous les pays, exceptées quelques régions australes encore inconnues.

Nous pouvons donc déduire de cela, que nous approchons sensiblement de la fin du monde. Car dans le reste de la terre, il n'y a plus de parties qui n'aient point reçu un temps la foi dans le Christ, si ce n'est peut-être la Chine, où cependant il y a eu autrefois des Chrétiens et des Eglises du Christ, comme le démontre Nicolas Trigault (lib. de Fide in China propagata) par des témoignages certains. Il prouve également que l'inscription trouvée sur une pierre en Chine, atteste ouvertement que l'Evangile y a été prêché par des hommes Apostoliques.»

(Cornelius in Mt. 24,14)

« Aussi, en raison de cette Prophétie du Christ, Saint Jérôme, Suarez et d'autres, enseignent que ce sera un signe certain de l'approche de la fin du monde que la prédication de l'Evangile ait été répandue de par toute la terre, de telle sorte que l'Eglise ait été implantée partout, et qu'il y ait eu partout des Chrétiens, des clercs, des églises et des prêtres, etc., bien que Maldonnat et Francis Lucas disent que le Christ a seulement dit que l'Evangile serait prêché dans toutes les Nations avant la fin du monde ; mais il est incertain que, lorsque l'Evangile aura été prêché en même temps à toutes les Nations, la fin du monde vienne aussitôt. Et certes, il est vrai que pour que l'Eglise soit établie dans toutes les Nations, il faudra qu'elle y demeure et y soit stabilisée un certain temps avant que vienne la fin du monde, dont le moment exact restera incertain .»

(Cornelius in Mt. 24,14s.)

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Message  Admin le Jeu 1 Avr - 23:07



« « Cet Evangile du Royaume sera prêché de par toute la terre ». Mais tous croiront-ils ? Non ! Les uns oui, les autres non. Cependant, le fait que certains croiront servira de témoignage contre ceux qui ne croiront pas, comme le dit Saint Jérôme.. « Et alors viendra la consommation ». Saint Augustin (Ep.80) explique que cela ne doit pas être référé à la fin de Jérusalem, mais du monde.

Aussi, dit-il, l'Evangile sera prêché avant la fin du monde en témoignage pour toutes les Nations, car toutes ne croiront pas, et alors viendra la consommation, c.à.d. la fin du monde. C'est là un signe que la fin n'arrivera point avant que la prédication de l'Evangile ait été répandue dans le monde entier.»

(Saint Thomas in Mt. 24,14)

« Car bien que l'Evangile sera prêché partout, tous ne croiront pas. D'où ce qui suit : « en témoignage pour les Nations », autrement dit pour l'accusation de celles qui n'auront pas cru.

Mais ceux qui auront cru seront un témoignage contre ceux qui n'auront pas cru et seront leur condamnation.. L'Evangile aura été prêché dans tout le monde, afin que les incrédules et les ingrats ne puissent plus avoir de prétexte pour excuser leur infidélité.»

(Saint Jean Chrysostome, hom. 75 in Mt.)

« L'Apôtre déclare que le jour du Jugement (qu'il appelle le Jour du Seigneur) ne doit pas se produire avant l'arrivée de celui qu'il nomme le rebelle, au Seigneur évidemment. Car si on peut le dire à juste titre de tous les impies, combien plus de celui-là !

Mais en quel Temple de Dieu doit-il s'asseoir, cela est incertain ; sera-ce sur les ruines de ce temple que bâtit le Roi Salomon, ou plutôt dans l'Eglise ? En effet, l'Apôtre n'appellerait pas le temple d'une idole ou d'un démon, Temple de Dieu.

C'est pourquoi, en ce passage (II Thes. 2,1-11), plusieurs veulent voir dans l'Antéchrist, non pas le chef lui-même, mais son corps pour ainsi dire tout entier, c.à.d. la multitude des hommes qui lui appartiennent, conjointement avec leur chef ; ils estiment aussi qu'il est préférable de dire en latin, comme il est dit en grec, non pas qu'il siégera « dans le Temple de Dieu », mais « en Temple de Dieu », comme s'il était lui-même le Temple de Dieu qu'est l'Eglise ; de même que nous disons : Il s'assied en ami, c.à.d. comme un ami, et mainte autre locution que l'on emploie couramment dans le même sens..

D'autres (docteurs) pensent que ces paroles : « Vous savez ce qui le retient » (II Thes.2,6), et : « Dès maintenant, en effet, le mystère d'iniquité est à l'oeuvre » (id.2,7), se rapportent uniquement aux mauvais et aux hypocrites qui sont dans l'Église jusqu'à ce qu'ils parviennent à un nombre assez élevé pour former un grand peuple à l'Antéchrist : c'est là le mystère d'iniquité, parce qu'il est caché.

L'Apôtre semble donc exhorter les fidèles à persévérer tenacement dans la foi qu'ils tiennent, en disant :

« Seulement, que celui qui tient à présent, tienne jusqu'à ce qu'il s'opère du milieu », c.à.d. jusqu'à ce que sorte du milieu de l'Église le mystère d'iniquité qui, pour l'instant, est caché.»

(Saint Augustin, Cité de Dieu 20,19,2,3)

« Au moyen des éléments qui nous sont fournis par l'Apôtre, essayons de dessiner sous quelle forme les événements de l'avenir s'offraient à sa pensée.

Une ère indéfinie s'écoulera jusqu'à l'Avènement du Seigneur et notre entrée commune avec Lui dans l'éternité.

Au cours de cette période du temps, 2 grands mystères sont en exercice et en conflit le mystère du Christ dont l'exposé viendra plus tard (Eph. 3,4), et le mystère de l'iniquité et de l'Antéchrist (II Thes. 2,7).

Ils s'accomplissent, se développent simultanément et concurremment dans le monde ; à cette différence près que le Christ est dès maintenant manifesté à l'origine de son mystère, au lieu que l'Antéchrist en personne ne se montrera qu'au terme du sien.

L'oeuvre du Christ et son mystère s'étendent maintenant parmi les nations, et toutes entendront parler de Lui ; mais déjà aussi le mystère de l'Antéchrist et son travail hostile ont commencé. Le mystère du Christ et son Règne se répandront sur toute la terre ; puis viendra une heure d'apostasie où les peuples s'éloigneront de Lui.

C'est alors que l'Antéchrist, qui n'a jusqu'ici que des précurseurs, se révélera tout entier, lorsque le lui permettra l'effacement d'un pouvoir qui pour un temps le limite et le contient ... Dès que ce frein se sera retiré, rien n'arrêtera plus la manifestation de l'Antéchrist, qui sera finalement vaincu par Notre Seigneur Jésus-Christ.

L'Avènement dernier du Seigneur n'est donc pas immédiat, puisqu'il sera précédé par 2 faits considérables : l'Apostasie et la manifestation de l'homme de péché.

Car l'Apostasie elle-même n'est possible que s'il y a eu, auparavant, attachement et conversion. Il faut donc préalablement, comme le Seigneur l'a prédit, que l'Evangile ait eu le loisir d'être annoncé à toute Nation (Mt. 24,14). Les Nations se convertiront, puis l'Apostasie viendra.

Le 2e indice est la manifestation d'un personnage qui sera, à la fin des temps du Messie, la contradiction, vivante de ce qu'a été le Christ : Saint Jean lui a donné son nom : l'Antéchrist (I Jn. 2,18). Il a ses précurseurs comme le Christ a eu ses Prophètes ; mais il sera, lui, par excellence, l'homme du péché, le fils de la mort.

Il s'opposera et s'élèvera avec violence contre tout ce qui porte le nom de Dieu ou a trait à son culte, il sera en quelque sorte la personnification de Satan ; et tout comme l'Empereur insensé qui, hier, a voulu établir sa statue dans le Temple de Jérusalem, il voudra, lui aussi, se faire reconnaître pour Dieu. Il aura tous les droits, toute autorité, il s'appellera l'Etat et courbera tout devant lui.

Son heure n'est pas venue, car il est réprimé, contenu en quelque mesure et il ne se manifeste que partiellement : un pouvoir existe encore (o katéxon arti, to katéxon) qui limite son action ; mais, son heure venue, il se montrera tout entier. Aujourd'hui, il ne fait que s'essayer. Le mystère d'iniquité et de péché, antagoniste du mystère du Christ, est noué dès aujourd'hui, son oeuvre néfaste a commencé.»

(Dom Paul Delatte, Abbé de Solesmes, 1er successeur de Dom Guéranger, in II Thes. 2,7s)

« Même il irait dès maintenant jusqu'au bout de ses intentions perverses, n'était le frein qui le limite et lui interdit de se traduire tout entier... Le mal ne se manifeste que dans la mesure des issues qui lui sont créées. Le travail satanique qui tend à la destruction de l'ordre et de la vie est réduit dans son effort par une part de bien, d'ordre, d'harmonie qui existe encore dans les choses, qui est fixée dans les institutions, et endigue le mal.

La structure des choses n'est capable que d'une part de désordre et résiste de son mieux, pour durer, à l'invasion du mal absolu. Cette sourde résistance des choses qui veulent vivre est décrite par l'Apôtre tantôt sous une forme impersonnel le to katéxon, et comme une force des choses, tantôt sous une forme personnelle ayant un nom, o katéxon arti.

Oui, il y a une force sociale qui limite le mal et l'empêche d'aboutir au désordre et au néant, il existe une armature stable, des lignes hiérarchiques qui contiennent et réduisent l'effort du méchant. L'expression réelle de cette force sociale et de cette énergie de l'ordre était alors donnée dans l'Empire Romain avec la paix qui portait son nom : Pax romana..

La paix du monde était assurée par l'empire romain, et l'ordre par lui maintenu.

Aussi nous expliquons-nous que les premiers siècles, comme nous le dit Tertullien, aient prié pour la durée de l'Empire Romain, comme si le monde devait finir avec lui (Apolog. 39) : Oramus pro imperatoribus, pro ministres eorum et potestatibus, pro statu saeculi, pro rerum quiete, pro mora finis.

Les barbares sont venus, et leur poussée violente a renversé l'Empire Romain, mais l'Eglise, la grande héritière qui avait recueilli la vérité juive et la pensée grecque, avait aussi recueilli la force sociale en se glissant dans l'Empire Romain comme dans son moule matériel ; par l'exercice de son autorité, Elle conserva les cadres de l'Empire Romain, et transmit les conditions de l'ordre et de la vie aux sociétés nationales nouvelles dont Elle fit l'éducation.

Par la main de l'Eglise fut créée la civilisation européenne, qui se répandit dans tout le monde habité : son influence et son action, aussi longtemps qu'Elle fut obéie, maintint l'ordre dans l'homme, l'ordre dans la famille, l'ordre dans la société nationale, l'ordre dans la société internationale..

(Quant à) ce qui se passe dans toutes les régions que nous venons d'énumérer, à dater de l'époque où cette puissance d'ordre qui est l'Eglise se voit contestée et réduite, l'heure où nous écrivons nous montre trop ce que les peuples ont perdu lorsqu'ils se sont soustraits à sa magistrature affectueuse..»

(Dom Delatte in II Thes. 2,7s)

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Message  Admin le Jeu 1 Avr - 23:15



« Il est évident à tous les yeux que le jour où cette puissance d'ordre et de paix, qui des mains de Rome païenne a passé à la Rome Chrétienne, après avoir été lentement minée par les légistes, secouée par la Réforme et la Révolution, aura été définitivement ruinée par l'assaut de tous les éléments du mal déchaînés, les routes seront ouvertes et les issues libres pour le mal. Rien ne les retiendra plus.»

(Dom Delatte in II Thes. 2,7s)

« Contre cette puissance d'ordre, de paix et d'harmonie, qui non seulement a pour mission d'assurer, dans le sein de Dieu, le bonheur éternel de tous les membres de la famille humaine qui auront voulu s'attacher à elle, mais qui est, répétons-le, de par Dieu la seule condition de l'ordre dans l'homme, dans la famille, dans la société, dans la Nation, dans toute l'humanité ; contre cette puissance tout s'étant coalisé, et les passions populaires qui sapent l'ordre, et les pouvoirs politiques eux-mêmes, ardents à leur propre ruine, plus rien ne tiendra en échec la puissance du mal ; ce sera le règne de l'égoïsme forcené, d'une forme de barbarie non plus naïve mais savante, sur laquelle nul évangile n'aura de prise. Le frein aura été brisé : rien n'empêchera plus l'avènement de l'ennemi du Christ..

C'est alors qu'apparaîtra l'impie, l'impie par excellence, celui dont les antéchrists semés par le temps n'auront été que les diminutifs et les précurseurs. Son triomphe cependant ne sera pas de longue durée, et, selon la Prophétie d'Isaïe (11,4), le Seigneur n'aura besoin que d'un souffle ou d'une parole de sa bouche pour l'anéantir pour effacer, par la splendeur de son Avènement, tous les prestiges de son ennemi.»

(Dom Delatte in II Thes. 2,7s)

« Le verset suivant (8 ) rend patent que par « mystère d'iniquité » Saint Paul n'entend point l'Antéchrist, mais les précurseurs de l'Antéchrist, puisqu'il ajoute : « Et alors », à savoir après l'accomplissement de ce mystère, « sera révélé cet inique », à savoir l'Antéchrist..

Avec Théodoret, Saint Augustin et Saint Anselme, ce passage peut être entendu comme suit : « le mystère d'iniquité », c.à.d. l'iniquité cachée et mystique (iniquitas arcana et mystica), c.à.d. recouverte comme d'un pallium de la piété ou du titre et du nom d'un pouvoir et d'une autorité [de soi] légitimes, opère de façon occulte en la personne des impies et hérétiques hypocrites, serpente et croit jusqu' à ce qu'il éclate au grand jour comme une iniquité publique, avec l'Antéchrist.»

(Cornelius a Lapide in II Thes. 2,7)

« Le sens est : Je dis qu'en son temps, ce qui est d'ores et déjà un mystère en tant que s'opérant figurativement, sera alors opéré par des (hommes ou chefs) faux qui paraîtront bons et seront pourtant mauvais (operatur in fictis qui videntur boni et tamen sunt mali).»

(Saint Thomas in II Thes. 2,7)

« Les tentatives de corruption de l'Antéchrist ne manquent donc point, même quand l'Eglise jouit de la paix. Que nul n 'ait donc en horreur uniquement cette tentation des temps ultimes, comme si elle était la seule.

Car les manières d'agir de l'Antéchrist se retrouvent quotidiennement dans les iniques, puisque son mystère est déjà en oeuvre de façon occulte en leurs coeurs. Et si à présent nombreux sont ceux qui, établis au milieu de l'Eglise, simulent à sa ressemblance être ce qu'ils ne sont pas, à l'avènement du Souverain Juge sera dévoilé ce qu'ils sont. Salomon a très justement dit d'eux :

« J'ai vu des impies ensevelis qui, même tandis qu'ils vivaient encore, étaient dans le lieu saint, et ils étaient loués dans la cité comme faisant les oeuvres des justes.» (Eccle. 8,10)..

C'est pourquoi il est dit des impies : « On enlèvera aux impies leur lumière » (Job 38,15). Car même maintenant, la lumière de Dieu n'éclaire point ceux qui recouvrent comme d'un pallium (palliant) la malice de leur iniquité sous le nom de la foi.. Ce qui a lieu en tout temps de multiples façons, prendra surtout de l'ampleur dans l'ultime persécution de la Sainte Eglise, quand surgira la tête même des impies à laquelle il sera permis d'user de toutes ses forces.

Alors, en cette persécution, le coeur de chacun révélera ce qu'il est, et tout ce qui est caché apparaîtra au grand jour ; et ceux qui à présent sont pieux de bouche et impies de coeur, se laisseront aller à une malice publique et perdront l'apparence de la lumière de la foi qu'ils exhibaient.

Tout ceci nous montre qu'il est nécessaire que chacun de nous rentre dans l'intimité de son coeur et conçoive une juste frayeur de ce qu'il y a de mauvais dans ses actes, de peur que, nos mérites étant pesés par la stricte justice des jugements de Dieu, il ne tombe dans le nombre de tels hommes.»

(Saint Grégoire le Grand, Mor. 28.7 in Job 38,15)

« Le texte de saint Paul contient certaines paroles énigmatiques, comprises des Thessaloniciens, grâce aux explications verbales de l'Apôtre, mais dont tous les efforts des commentateurs n'ont pu percer l'obscurité.

Saint Paul parle à mots couverts d'un obstacle qui retarde l'arrivée de l'homme de péché, et d'un mystère d'iniquité qui se forme dès à présent. Il s'en réfère à son enseignement oral : « Ne vous souvient-il pas que je vous ai dit ces choses étant encore avec vous ? Vous savez ce qui empêche qu'il ne vienne.....

Que celui, ajoute-t-il, qui tient maintenant tienne encore, jusqu'à ce qu'il soit ôté de ce monde. » Ces paroles mystérieuses ont fort exercé, et sans succès, la sagacité des interprètes, la tradition chrétienne n'ayant pas conservé le souvenir des explications données verbalement aux fidèles de Thessalonique.

Quel est cet empêchement qui retarde la venue de l'homme de péché ?

Est-ce l'empire romain comme l'ont pensé certains Pères ? Faire de Rome païenne, persécutrice des chrétiens, un obstacle à l'arrivée du grand et dernier persécuteur est une idée pour le moins fort étrange.

Au surplus, l'événement a prononcé : l'empire, même continué sous les empereurs chrétiens, a disparu, et l'Antéchrist est toujours à venir. D'autres ont pensé que saint Paul avait en vue non pas la Rome païenne, mais l'empire spirituel qui a remplacé celui des Césars, l'Eglise romaine. La papauté n'est-elle pas, en effet, le rempart qui protège l'Eglise et le monde contre les envahissements de l'antichristianisme ?

A l'époque de la grande apostasie, la défection générale des états chrétiens laissera le champ libre à l'Antechrist ; l'Eglise, non pas anéantie, mais ramenée aux catacombes des premiers jours, n'opposera plus qu'une digue insuffisante à sa fureur....»

(Abbé Thomas, vicaire général de Verdun : Le règne du Christ. L'Eglise militante et les derniers temps, pp. 262-263, imprimé par l'Imprimerie de l'Oeuvre de Saint-Paul à Bar-le-Duc en 1892)

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Re: Les trois principaux signes de la fin du monde

Message  Admin le Jeu 1 Avr - 23:23



« « Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il faut qu'arrive auparavant l'Apostasie ». Au terme latin discessio, correspond ici l'expression grecque é Apostasia, le terme syriaque mardutta et l'hébreu mered ; ce qui signifie la défection et rébellion par laquelle un subordonné se coupe de son chef et se rebelle contre lui.

Il s'agit donc là de la grande Apostasie, plénière et générale (ce qu'insinue l'article é, qui donne un sens absolu au nom apostasie, sans le restreindre ou limiter à telle Nation ou à tel lieu), par laquelle toutes les Nations s'éloigneront et se couperont tant de l'Empire Romain, comme le disent Saint Ambroise et d'autres, que par extension du Pontife Romain et de l'Eglise, comme Saint Anselme ; et enfin, de la foi et du Christ.»

(Cornelius a Lapide in II Thes. 2,3)

« Auparavant, il doit y avoir « la séparation » que la Glose expose de diverses manières.

1° De la séparation d'avec la foi, qui devra être répandue dans le monde entier (Mt. 24,14).

Cette prédication universelle devra donc précéder, et, après cela, beaucoup abandonneront la foi : « Dans les derniers temps, certains abandonneront la foi, s'attachant à des esprits d'erreur et à des doctrines de démons, par suite de l'hypocrisie d'hommes proférant le mensonge...» (I Tim. 4,1s) ; « La charité de beaucoup se refroidira » (Mt. 24,12).

2° On peut aussi entendre cela de la séparation d'avec l'Empire Romain à qui le monde entier était soumis..

Ce signe est fort convenable, car l'Empire Romain a été rendu stable dans le but que la foi soit prêchée dans le monde entier sous sa domination.

Mais comment expliquer un tel signe, puisqu'il y a longtemps que les Nations se sont séparées de l'Empire Romain, et pourtant l'Antéchrist n'est pas encore venu ? Il faut dire que l'Empire Romain n'a jamais cessé, mais que de temporel il est devenu spirituel, comme le dit le Pape Saint Léon dans son sermon sur les Apôtres.

Cette séparation d'avec l'Empire Romain doit donc être comprise, non seulement dans le sens temporel, mais encore dans le sens spirituel, à savoir de la foi de l'Eglise Catholique Romaine. Ce signe convient tout à fait, en sorte que de même que le Christ est venu quand l'Empire Romain dominait tout le monde, de même, à l'inverse, le signe de (l'avènement de) l'Antéchrist est la séparation d'avec lui.»

(Saint Thomas in II Thes. 2,3)

Prédiction du déchaînement du diable :

« Le diable, malgré sa chute, n'a point perdu la puissance de sa nature (angélique). Sa force apparaît peu à présent, parce que sa vertu a été liée par une admirable disposition divine.

D'où ce qui est dit par Saint Jean :

« Je vis un Ange descendre du Ciel, ayant la clé de l'abîme et une grande chaîne à la main ; et il saisit le dragon, le serpent antique, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille années : et il l'envoya dans l'abîme qu'il a et boucla sur lui, afin qu'il ne séduise plus les Nations, jusqu'à la consommation des mille ans ; et après cela, il importe qu'il soit détaché pour peu de temps.» (Apoc. 20,1-3).»

(Saint Grégoire le Grand, Mor. 32,15 in Job 40,12)

« Cet Ange signifie le Christ ; sa descente du Ciel, est son Incarnation. C'est Lui qui possède la clé de l'abîme, c.à.d. de l'enfer, parce qu'il détourne de son entrée ceux qu'Il veut et permet avec justice que ceux qu'Il veut y tombent damnés. Par la grande chaîne est désignée sa puissance.

Le Christ a saisi l'antique serpent, à savoir le diable, quand Il a détruit par sa mort l'empire de celui-ci. Par les mille années, il faut saisir et comprendre tout le temps s'écoulant de l'Avènement du Christ jusqu'à la fin du monde.

Le Christ a donc enchaîné le diable, non pas avec des chaînes matérielles, mais par le lien de sa puissance infinie, parce que, l'ayant chassé des coeurs de ses élus, Il écarte d'eux ses tromperies par sa vertu divine. L'enchaînement du diable peut être entendu de 3 façons :

1° On peut le comprendre simplement du fait qu'il soit tenu lié dans l'abîme par la vertu toute-puissante de Dieu jusqu'au temps marqué.

2° On peut entendre aussi par abîme les coeurs des impies, de sorte que, exclu des coeurs des élus, il soit tenu enfermé et lié dans l'étroitesse des coeurs des réprouvés.

3° On peut le comprendre encore d'une autre manière : le diable ne désirant rien d'autre que de tromper les hommes ; aussi, tant qu'il est empêché de les tromper par la garde du Dieu Tout-Puissant, qui ne cesse de protéger et de défendre ses élus, sa volonté très impie est tenue liée comme par des chaînes. Toutefois, nous ne devons entendre par les Nations qu'il ne lui est pas permis de séduire, que les seuls élus.»

(Saint Ambroise in Apoc. 20,1-3)

« Si donc le diable a été enchaîné et enfermé dans l'abîme, c'est bien pour ne plus fourvoyer désormais les nations qui constituent l'Eglise et qu'il tenait éloignées avant qu'elle ne fussent l'Eglise.

Il n'est pas dit, en effet, pour l'empêcher de fourvoyer quelqu'un, mais pour l'empêcher de fourvoyer désormais les nations, voulant sans nul doute par ces nations désigner l'Eglise ; jusqu'à ce que soient achevés les mille ans, c.à.d. soit ce qui reste de ce sixième jour qui comprend mille années, soit l'ensemble des années que ce siècle doit successivement parcourir.»

(Saint Augustin, Cité de Dieu 20,7)

« Dans l'intervalle des mille ans où le diable est lié, les saints règnent eux aussi avec le Christ ces mêmes mille années, à comprendre elles aussi sans aucun doute de la même manière, à savoir de ce temps actuel de son premier Avènement....»

(Saint Augustin, Cité de Dieu 20,9)

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Re: Les trois principaux signes de la fin du monde

Message  Admin le Jeu 1 Avr - 23:32



« Quant à ce qui est dit dans l'Apocalypse (20,4) au sujet des mille ans et de la première résurrection (appliquée aux Martyrs), il faut comprendre que la première résurrection est celle des âmes, en tant qu'elles ressuscitent du péché, selon ce que dit l'Apôtre :

« Relève-toi des morts, et le Christ t'illuminera » (Eph. 5,14).

Par mille ans, d'autre part, l'Apôtre Saint Jean comprend tout le temps de l'Eglise, en lequel les Martyrs règnent avec le Christ, ainsi que les autres Saints, tant dans l'Eglise présente, qui est nommée le Royaume de Dieu, qu'également en la céleste Patrie quant aux âmes (bienheureuses).

En effet, le nombre mille signifie la perfection, car il est un nombre cubique, autrement dit une figure solide, et sa racine est la dizaine qui signifie aussi, de manière habituelle, la perfection [notamment par la pratique des dix Commandements]..»

(Saint Thomas, Contra Gentes, L. 4 ch. 83)

« Le diable est montré projeté dans l'abîme lié, parce qu'il est enfermé dans les coeurs des dépravés, et diminué par une disposition divine en sorte de ne point pouvoir nuire autant qu'il le voudrait si la bride lui était lâchée, afin qu'il puisse sévir de façon occulte par l'intermédiaire des dépravés mais ne puisse point éclater en de violents emportements d'orgueil. Cependant, il est aussi indiqué en ce passage comment il doit être délié à la fin du monde :

« Et après la consommation de mille années, Satan sera délié de sa prison, et il sortira, et séduira les Nations.» (Apoc. 20,7).

Par le nombre mille se trouve exprimé en raison de sa perfection, tout le temps de la Sainte Eglise. Celui-ci une fois écoulé, l'antique ennemi pourra de nouveau user de toutes ses forces, pour une brève période néanmoins, mais il lui sera laissé alors une grande force contre nous.

Pourtant, bien qu'il laissera éclater sa fureur jusqu'à la cruauté, il sera néanmoins très limité dans le temps en raison de la miséricorde d'en haut. Ce que la Vérité a déclaré par Elle-même : « Il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu depuis l'origine du monde jusque là, et qu'il n'y en aura plus » (Mt. 24,21).

Aussi ajoute-t-Elle aussitôt : « Si ces jours n'étaient point abrégés, aucune chair ne serait sauvée » (v. 22). Car comme le Seigneur nous voit à la fois portés à l'orgueil et faibles, Il annonce miséricordieusement que les jours qu'Il a déclarés devoir être si mauvais seront abrégés, afin d'une part de comprimer tout orgueil en raison de l'adversité de ce temps, et d'autre part de réconforter notre faiblesse en raison de la brièveté de ces jours.»

(Saint Grégoire, Mor. 32,15 in Job 40,12)

« Il est prédit en Apoc. 20,7 que Satan sera délié aux alentours du jour du Jugement, parce qu'il lui sera donné libre pouvoir de nuire et de tenter. Par ces mille ans, la Glose entend le temps du siècle présent. Satan sera délié de sa prison, en ce sens que sa puissance, qui est maintenant liée de sorte qu'il ne puisse pas nuire autant qu'il le voudrait, sera relâchée ... Assurément, il sera délié au temps de l'Antéchrist.»

(Saint Thomas, 0p. 68)


« Le temps court pendant lequel il doit être délié après les mille ans, est le temps de l'Antéchrist. Alors, en effet, à cause des hommes multipliant les péchés, il sera permis au diable de combattre de toute sa puissance contre le genre humain.»

(Saint Ambroise in Apoc. 20,3)

« « La bête que tu as vue, a été et n'est plus, et elle montera de l'abîme, et elle ira à sa perte.» La Bête, qui est le diable, avant l'Avènement du Christ a possédé le genre humain.

Elle n'est plus pour l'instant, autrement dit elle ne possède plus le genre humain comme avant, parce qu'elle a été expulsée par le Christ des coeurs des élus.

Elle montera de l'abîme, parce qu 'au temps de l'Antéchrist Satan sera délié de sa prison, et il sortira et séduira les Nations, comme la suite le manifeste plus pleinement. Et elle ira à sa perte, parce qu'il sera damné, avec tous les réprouvés qu'il aura trompés et avec tous ses suppôts, aux peines éternelles.»

(Saint Ambroise in Apoc. 17,Cool

« En effet, l'antique ennemi déchaînera sur le monde toutes ses forces, car bien qu'il soit dès à présent perdu, qu'il se trouve rejeté de la béatitude éternelle, il s'éteindra néanmoins plus pleinement alors, quand, privé de la permission de tenter, il sera lié dans les flammes éternelles. C'est aussi pourquoi à la fin extrême du monde il se montrera beaucoup plus agressif et cruel pour tenter, parce qu'il sera d'autant plus ardent dans sa fureur qu'il sentira son châtiment plus proche.

Car il comprendra qu'il ne sera plus éloigné du moment de la perte de l'usage si mauvais qu'il fait de la liberté qui lui est laissée, et plus il se trouvera resserré par la brièveté du temps, plus il décuplera sa cruauté, comme cela a été attesté par la voix d'un Ange à l'Apôtre Saint Jean :

« Malheur à la terre et à la mer, parce que le diable descend vers vous rempli d'une grande rage, car il sait qu'il n'a que peu de temps.» (Apoc.12,12). Il se dilatera donc alors en la fureur d'une grande rage, pour que lui, qui n'a pu atteindre la béatitude, ne se trouve point précipité dans la chute de sa damnation avec un nombre d'âmes restreint.»

(Saint Grégoire Ier le Grand, Mor. 34,1 in Job 41,13)

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